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L’élite du droit de Cluj. Des paradigmes dans la pensée juridique de l’école de droit de Cluj

Durant le XXème siècle, les meilleurs juristes de Cluj ont imposé de certains étalons de valeurs, surtout dans ces branches du droit où l’originalité des solutions a toujours primé, et ces orientations sont devenues, plusieurs fois, des points de référence pour la doctrine et la jurisprudence roumaine. L’élite juridique a représenté l’un des segments sociaux dynamiques et de prestige professionnel de Cluj, tant au niveau académique, par la contribution des professeurs qui ont créé l’école solide de droit, que par l’intermédiaire des praticiens de premier rang, des avocats, des juges ou des procureurs actifs dans la période durant l’entre-deux-guerres. La doctrine juridique de Cluj a eu aussi un rôle d’avantgarde pour la doctrine juridique roumaine, en lançant de nouvelles théories en permanence sur les différents aspects du droit résultant de diverses étapes de développement spécifique au relations sociales et d’évolution économique et politique de l’Etat. Le noyau de l’école de droit de Cluj a été créé et développé sous l’égide de la Faculté de Droit de l’Université, ainsi que de la filiale de Cluj de l’Académie Roumaine, étant des forums coordinateurs qui ont organisé et coordonné la recherche scientifique de façon systématique dans le domaine juridique. Depuis 1919, lorsque le Royaume de Roumanie a décidé de créer à Cluj «l’Université Nationale de la Dacie Supérieure», devenue ultérieurement l’Université «le Roi Ferdinand I», la Faculté de Droit a réussi à recruter des professeurs valeureux, des juristes de grande valeur, qui se sont affirmés comme des créateurs enthousiastes d’école et de tradition. En appartenant à la première génération des juristes universitaires de Cluj, Traian Pop, Camil Negrea, Ion Cătuneanu, George Sofronie, Romul Boilă, Victor Onişor ont fait partie de l’élite des formateurs d’école juridique, dans l’ambiance de laquelle, pendant les étapes de développement parcourues, certains professionnels dans le domaine du droit se sont affirmés, comme par exemple Erast Diti Tarangul, Aurelian Ionaşcu, Ioan Albu, Tudor Drăganu, Vladimir Hanga, Ion Deleanu, Liviu Pop. Dans leur qualité de spécialistes en droit privé et d’éditeurs avec des préoccupations solides dans le domaine de la science juridique, ils ont assuré la cohésion nécessaire à la création d’un important corpus d’idées, conceptions, théories, solutions et études qui ont conféré l’unité conceptuelle à la pensée juridique des professionnels de Cluj et une signification intégrante pour la manière spécifique de manifestation de la personnalité du juriste transylvain dans la vie publique de Roumanie. La pensée et les oeuvres des juristes de Cluj durant l’entre-deux-guerres sont caractérisées par un certain atticisme, et plusieurs études représentatives des auteurs des oeuvres de droit étant conçues dans l’idée de mesure, d’équilibre, de système. Dans le cas où au niveau national, l’orientation doctrinaire a été fortement influencée par la doctrine juridique française sur le plan du droit civil, et par la doctrine juridique italienne sur le plan du droit pénal, en Ardeal, la tradition juridique autrichienne a représentéle modèle juridique poursuivi, et ce fait s’explique aussi par l’influence de la législation impériale et en spécial du Code civil autrichien, qui a continué d’être appliqué jusqu’en 1943 dans l’espace transylvain.